Julius Eastman, figure fulgurante de la musique minimaliste
Compositeur afro-américain, queer, radical, Julius Eastman (1940–1990) a marqué la scène expérimentale new-yorkaise par une musique hypnotique, répétitive et chargée d’urgence politique. Collaborateur d’Arthur Russell, Glenn Branca ou Meredith Monk, il a laissé une œuvre rare, longtemps oubliée, aujourd’hui reconnue comme essentielle.
12 pianos, 12 interprètes, 2 œuvres simultanées
Evil Nigger & Gay Guerrilla, deux pièces monumentales pour 4 pianos, sont ici interprétées simultanément par trois groupes de quatre pianistes, dans trois salles distinctes de l’Itemm à la configuration particulière (pianos autour du public).
Chaque œuvre devient une masse sonore autonome :
3 concerts parallèles,
3 espaces,
1 pulsation commune qui traverse tout le bâtiment.
Le public est libre de circuler, de changer de salle ou de s’immerger dans un seul univers sonore. Cette mobilité crée une expérience unique, où la musique d’Eastman se vit comme une architecture mouvante autour du public.
Pulsation, transe, tension, vertige répétitif, énergie brute.
Une expérience rare, immersive, et une manière nouvelle d’entendre l’un des compositeurs les plus singuliers du minimalisme américain.