Un homme s’isole dans la forêt, déterminé à se dépouiller du superflu pour enfin découvrir sa vraie nature. Mais très vite, ce
face-à-face avec lui-même fait émerger ses failles, ses contradictions, ses multiples visages. L’arrogant s’impose d’abord — celui qui pense pouvoir tout contrôler : la nature, ses pensées, sa propre quête.
Puis le coléreux prend le relais, incapable de supporter l’attente, le vide, la frustration. Enfin émerge le sincère, animé d’un véritable désir de vérité, vulnérable, touchant… Mais chaque fois qu’il semble s’approcher de lui même, l’arrogant ou le coléreux revient, sabote, détourne, déforme. Il est sans cesse rattrapé par ce qu’il voulait fuir. À travers ces trois facettes d’un seul homme, le comédien incarne avec finesse et intensité la lutte intérieure qui nous traverse tous.
Un seul en scène à la fois drôle, poignant et par fois absurde, qui explore notre difficile chemin vers l’authenticité dans un monde saturé de distractions.