Acqua Alta raconte une histoire.
Une femme, un homme, une maison. Un quotidien absurde et cousu de discorde. Mais un jour de pluie, la vie chavire : la montée des eaux engloutit la maison dans une mer d’encre. La femme glisse et disparaît. D’elle, il ne reste que les cheveux.
Vivants. C’est l’histoire d’une catastrophe, particulière et universelle. C’est l’histoire d’une perte et d’une quête. C’est l’histoire de la peur de l’étrange et de l’altérité, et de son apprivoisement.
Cette histoire se décline en trois variations, en utilisant trois formats singuliers, trois expériences qui entrent en résonance :
Acqua Alta – Noir d’encre : un spectacle de théâtre visuel, mêlant danse et images numériques vivantes
Acqua Alta – La traversée du miroir : un livre dont les dessins et les volumes en papier forment les décors de l’histoire visible en réalité augmentée
Acqua Alta – Tête-à-tête : une expérience en réalité virtuelle où l’une des scènes est vécue de façon immersive dans un casque individuel.
« Fidèle à notre amour du mouvement des éléments, le projet Acqua Alta est un voyage dans l’imaginaire de l’eau, dans le sillage de nos projets inspirés par l’imaginaire de l’air et de la vapeur. Acqua alta désigne, dans la lagune de Venise, la submersion de la ville provoquée par les pics de marée. Et ces deux mots, qui signifient littéralement haute eau, nous emportent sous la pluie, dans les vagues, contre le courant, nous plongent dans une eau à la forme changeante et vivante, une eau inondante qui prend la parole. Ce sont de petits points en mouvement — en réalité augmentée, virtuelle comme en projections — qui dépeignent les infinies variations du monde de l’eau. Les eaux de la noyade autant que celles du réveil vital. Et, dépassant le réalisme, ces images font surgir des espaces-êtres, paysages vivants emprunts de présence, composent des personnages inouïs, esprits inclassables, fantômes polymorphes et malicieux. » Adrien Mondot