Le film
Paris, aujourd’hui. Julie, mère célibataire de deux enfants, travaille dans un grand hôtel parisien, où elle s’efforce de concilier ses horaires décalés avec ses obligations familiales. Lorsqu’une grève paralyse les transports, son quotidien déjà précaire bascule : sa course contre la montre pour ne pas tout perdre devient le portrait haletant d’une femme moderne, prise entre pression sociale, solitude et désir d’émancipation.
Le choix
Il y a mille façons de regarder un film. L’angle sous lequel le Ciné Social Club vous propose de voir ou de revoir A plein temps, est celui de la découverte du back office de l’économie de service. De quoi s’agit-il ? De la nouvelle division du travail ayant donné naissance à cette infrastructure économiquement indispensable mais socialement invisible - le back office - qui permet à notre société “orientée client” de tenir et de se poursuivre dans le temps. De ce point de vue, Julie, l’héroïne d’A plein temps, est re-présentative de ce monde des travailleurs essentiels totalement dépendants des transports pour se rendre au travail ou des voisins pour la garde des enfants. Thriller social et humain, le film révèle aussi un pan caché de la question sociale telle qu’elle a été reposée depuis le mouvement des Gilets jaunes et l’épidémie de covid : la vie des femmes qui travaillent mais élèvent seules leurs enfants : 73% d’entre elles sont des travailleuses des services, essentielles mais invisibles.
La question
Pour lancer cette seconde séance, le Ciné Social Club a demandé à Jérôme Saddier, président du Crédit Coopératif, de poser une question d’introduction afin d’ouvrir le débat.
Le binôme
Pour cette séance#2, le Ciné Social Club a choisi d’inviter Majda Vincent, SVP HR au sein du Groupe Adecco et Patrick Levy-Waitz président de la Fondation Travailler Autrement qui a mené deux études sur les Travailleurs invisibles mais essentiels.
