Durée : 1h15 avec entracte
Réunion au sommet pour ce concert associant le maestro Arie van Beek dont on saluera le retour en Picardie et le remarquable trio formé par les frères David, Edgar et Jérémie Moreau.
On y entendra naturellement le « Triple Concerto » (1804), une œuvre un peu à part chez Beethoven, mais toujours passionnante par son alliance de « convivialité chambriste » et de style dramatique propre au concerto pour soliste.
Si la brève et fougueuse Symphonie n°10 en si mineur de la prime jeunesse de Mendelssohn (1822) aura constitué un agréable prélude à Beethoven, c’est toutefois par le XXe siècle et par ce qu’il propose de plus savoureux en guise d’esthétique néoclassique qu’aura débuté ce concert.
Ainsi, du Dumbarton Oaks Concerto (du nom de la propriété des commanditaires, un couple de riches mécènes américains) de Stravinski, créé en 1938 et directement inspiré de Bach, ce « néo-concerto brandebourgeois » développe une écriture virtuose, anguleuse, hautaine, d’une intarissable invention rythmique.
La Symphonie classique de Prokofiev (1917), quant à elle, est souvent louée pour la finesse de son orchestration, la concision de ses développements, l’attrait et le piquant de ses idées mélodiques. On peut aussi admirer la profonde compréhension qu’avait eue Prokofiev de l’esprit de Haydn, de son humour notamment qui transparaît dans le second thème de l’Allegro, les effets de « révérence » du Larghetto qui ressemble à un Menuet, les « calembours » harmoniques de la Gavotte.
Programme :
Igor Stravinsky Dumbarton Oaks Concerto
Serge Prokofiev Symphonie n°1 "Classique"
(entracte)
Félix Mendelssohn
Symphonie pour cordes n°10
Ludwig van Beethoven
Triple concerto pour violon, violoncelle et piano