L’anthropocène s’est construit sur la performance, le contrôle, l’efficacité et l’efficience. Or, les multiples impacts sur notre milieu, ainsi que notre santé physique et mentale questionnent les valeurs de ce « progrès » et sa trajectoire. En étudiant les systèmes vivants, nous pourrions pourtant apprendre une autre façon d'habiter la Terre.
Les êtres vivants se construisent plutôt sur les vulnérabilités, les fluctuations, les incohérences… au service de la robustesse et de la viabilité du groupe. À l‘échelle d’une entreprise, d’une collectivité comme d’un individu, cette « troisième voie du vivant » pourrait bien dessiner un autre chemin engageant dans un environnement toujours plus fluctuant, contre les fragilités systémiques de la performance.
Le monde de la robustesse nous fait quitter le monde du burnout (des humains comme des écosystèmes) et ouvre, dans un monde fini, un infini des possibles. Ceux qui sauront appliquer ses lois – entreprises, collectivités, associations – en tireront un avantage décisif, en particulier à l’heure des turbulences écologiques, sociales, économiques et géopolitiques.