Un jour, dans une ville d’un pays que l’on ne cite pas, une personne se met à danser. Les passants s’en étonnent, mais rien n’arrête la danseuse folle. Jour et nuit, elle danse, sans s’arrêter ni pour boire, manger ou dormir. Après plusieurs jours, une personne décide de la rejoindre. Puis une autre. Et encore une autre. Chez les spectateurs hasardeux, la curiosité laisse place aux moqueries, et les moqueries laissent place à la fascination. La fascination se transforme en angoisse quand le premier foyer de danseurs grandit à vue d'œil, et quand d’autres danseurs apparaissent dans d’autres villes du pays, et des pays voisins. L’épidémie de peste dansante se répand comme une traînée de poudre. Toutes et tous sont menacés d’être danseurs un jour, et le corps politique est désarmé de son protocole habituel : la danse folle, dont personne ne comprend les causes, risque de mettre en échec un certain nombre de règles qui servent à faire société. Quelle réponse politique apporter à une telle crise? Dans un cadre de danger imminent pour notre société, comment faire corps? Comment prendre des décisions et diriger un pays qui prend l’eau ? Comment naviguer sur un bateau percé ?
Ce qu’on voit concrètement dans le spectacle : Une conférence scientifique sur l’immobilité et le mouvement ; des scènes de débats politiques suivies d'un vote ; une tentative de coup d’état ; une personne paniquée en cherchant une autre disparue dans une marée de danseurs ; une figure énigmatique qui ne dit pas son nom ; un twerk lascif ; un prêtre amateur de fruits de mers ; un chœur de politiciens à un cheveux de l’abandon ; une chanson finale à la guitare électrique.
Théo Bianconi - Mise en scène
Andréa Chaperché - Interprétation
Louise Coquillat - Interprétation
Jeanne Delansay - Interprétation
Soledad Martin - Interprétation
Bastien Touminet - Interprétation
Arnault Philippe - Création lumière
Jonas Roth - Création son