De Ascanio CELESTINI
Celestini évoque la relation entre la classe dominante et la classe
dominée en renversant son point de vue : ce sont les puissants qui
parlent.
Dans des harangues enflammées ou des discours d’un cynisme
suffoquant, entre une échelle et un escabeau, Marius Lalanne donne vie
avec férocité et un plaisir visible à ces politiciens ou chefs d’entreprise
dont le discours, débarrassé de son vernis de respectabilité, se pare
d’un grotesque aussi comique qu’effrayant. La docilité du peuple, la
démission des syndicats, le marché globalisé, tout cela est salué par des
personnages décalés et dénués du moindre remords