Organisée par : Alice et Thierry
Date : Samedi 25 avril
RDV : 14h30 à la sortie n°1 du métro Porte de Clignancourt (ligne 4)
Le concept
Oubliez la poésie des lumières douces et le délicat flou artistique ! Pour cette sortie, on s’immerge tête la première dans l’univers de Martin Parr. On va traquer l’absurde, le criard, et le merveilleusement décalé au cœur des mythiques Puces de Saint-Ouen. Sous la lumière franche de l'après-midi, on va sortir nos flashs pour aplatir tout ça de manière bien agressive.
On cherche le “trop” : trop de motifs, trop d'accumulation, trop de flash.
Pourquoi les Puces de Saint-Ouen ?
C’est tout simplement un terrain de jeu en or massif pour l’esthétique Parr :
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Les contrastes saturés : Un nain de jardin fluo qui toise une authentique commode Louis XV, ou une nappe en toile cirée aux motifs improbables.
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La comédie humaine : Les touristes épuisés qui s'interrogent devant un bibelot en plastique, ou les tenues parfois... disons "avant-gardistes" des chineurs du dimanche.
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Le détail qui tue : Une main lourdement bagouzé qui marchande un cendrier Ricard, un chien endormi sur une pile de vieilles fourrures, ou votre propre reflet dans un miroir piqué.
Le “Parr-mètre” (Checklist Matériel)
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L’arme absolue : Un flash (intégré ou cobra). Oui, on l’utilisera en plein jour ! C'est le secret pour "tuer" les ombres naturelles, saturer les couleurs et obtenir ce fameux look publicitaire ironique.
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L’optique : Un grand-angle (28mm ou 35mm). Il faut aller au contact, être au cœur de l’action et de l'accumulation.
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L’état d’esprit : Un œil d’anthropologue ironique. On cherche le “mauvais goût” ou le cocasse, mais toujours avec tendresse et bienveillance. On observe, on ne juge pas !
Nos conseils pour le Safari
Pas de programme militaire aujourd'hui, on va se laisser porter par le chaos merveilleux des allées ! Le petit tip de réglage : Calez vos boîtiers avec une bonne profondeur de champ (priorité à l’ouverture f/8, par exemple) et activez votre flash en mode forcé. Échauffez-vous sur les étals les plus chargés.
Bien entendu, l'exploration nous mènera immanquablement vers l’heure du réconfort. On trouvera un troquet dans son jus pour le traditionnel débrief. Ce sera l'occasion parfaite pour photographier nos verres, une belle assiette de frites ou nos expressions de satisfaction avec un coup de flash bien frontal !
"Si la photo est bonne, c'est qu'elle est un peu gênante." — Martin Parr (apocryphe).