MICHEL ORION chante LEO FERRE et MICHEL ORION
Naviguant à bord de son piano, entre ses propres créations et celles de Léo Ferré, Michel Orion offre un spectacle dans la plus pure tradition de chansons à texte plutôt qu’à prétexte.
Sur scène, il "accompagne son piano avec ses chansons".
Ce spectacle, piano-voix et flûte traversière, laisse toute sa place à la beauté du verbe et de la musique.
Le tour de chant, parfois caustique et iconoclaste, est ponctué d’anecdotes et de chroniques aigres-douces, plus ou moins surréalistes.
« Les notes retentissent et me replongent dans le silence intérieur et l’univers musical et poétique de Ferré et Baudelaire. Quelques notes de mélancolie douce comme pour broyer du rose et Orion entame son tour de chant.
« A l’école de la poésie on apprend pas on se bat » lance t’il comme une diatribe en faisant sienne la maxime de Ferré. Il livre bataille pendant une heure trente environ. Un voyage le long des rimes. L’artiste, non sans humour, émaille son récital d’anecdotes personnelles ou sur la vie de Ferré et Baudelaire. L’occasion de rappeler à l’auditoire que les quelques exemplaires des Fleurs
du Mal publiés en 1857 ont valu un procès à Baudelaire à cause de quelques textes de son recueil.
Poètes, vos papiers !
La poésie comme un hymne à la liberté… Et Orion d’entonner « Homme libre toujours tu chériras la mer… La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme » ce célèbre poème de Baudelaire qu’il prend soin de mettre en miroir quelques minutes plus tard avec « la Mémoire et la Mer » de Léo Ferré… Le fantôme de Jersey était présent dans le public. »
Pierre-Yves CLAUSSE , revue ARES