Puis tu réalises que la fête n'est pas seulement une histoire de poisson. Il y a les fanfares, les déambulations musicales, le marché d'artisans, les chineurs au vide-greniers, les enfants à la fête foraine et, le soir, le feu d'artifice. C'est une ville entière qui décide, pendant un week-end, que novembre mérite quand même d'être célébré.
Et il y a cette atmosphère qu'on trouve de moins en moins : une vraie fête de port. Pas un festival calibré avec des bracelets VIP et des files d'attente interminables. Une tradition vieille de plusieurs décennies où le héros n'est ni une star ni une marque, mais un poisson modeste qui raconte l'histoire des pêcheurs de Dieppe.
Même si tu n'aimes pas particulièrement le hareng, il y a de bonnes chances que tu repartes avec autre chose : l'impression d'avoir participé à un rite local, d'avoir respiré la fumée des grillades en regardant les mouettes tourner au-dessus du port, et de comprendre pourquoi des milliers de personnes reviennent chaque année.
Journée libre