Une ville comme les autres, avec son marché, ses restaurants, son théâtre, sa prison, des riches et des pauvres, des administrateurs et des administré.e.s.
Une ville où l’on sortait et où l’on ne sort plus, où l’on se méfie de ce que l’on mange, où l’on commence à se regarder de travers, où l’on se protège de l’air que l’on respire.
Une ville qui sert de terrain de jeu à Ionesco pour dépeindre avec entrain les tares, les contradictions, les aberrations, les malices de l’espèce humaine quand elle est acculée par la crainte de la maladie, par l’idée même de disparaître. Une fiction hallucinée écrite il y a 55 ans exactement et qui résonne particulièrement aujourd’hui !
En quinze tableaux menés tambour battant avec ardeur et esthétisme par 10 talentueux comédiens, cette pièce offre un miroir grossissant et déformant des facettes de notre réalité.