Le père
Le père Book
Tue Jun 28, 2022 to Wed Jun 29, 2022
Timezone : Europe/Paris
2022-06-28 20:30:00 2022-06-29 22:00:00 Europe/Paris Le père Reservations on : https://www.billetweb.fr/le-pere1 -- Le temps et sa ligne droite tracée par l’homme. Les peurs des inconnus,  Notre devoir envers les êtres aimés, notre devoir en vers nous-mêmes.  À l’heure précise où l’espace n’est plus qu’un miroir en constante rotation,  De nos aspirations, de nos regrets, de notre enfance encerclée,  Au fond de sablier,  Allongés, en suspens,  Les grains de sables varient selon l’inclinaison du plancher. “C’est bien mon appartement, Anne ?” “On est bien chez moi ici ?”   Comment se définir homme quand les étoiles ne sont plus repères Au travers des chemins journaliers,  Juste des reflets de nos aspirations passées, de nos démons oubliés, de nos envies inachevées. On dit que lorsqu’on les regarde, étincelantes, on regarde le passé. Des visages dansant au gré des souvenirs,  Nous soufflant des mots, à la fois proches et étrangers. Debout, nus, face à notre incapacité d’aimer pleinement.  Vibrant au rythme des pensées, des humeurs, des maudits mots dits.    “Qui es-tu ?” “Ah oui… Et moi… ?” “Il y a quelque chose qui ne s’emboîte pas, cela ne s’emboîte pas..."   La division du temps reflète remarquablement notre dualité.   Quel vertige quand nous rebroussons chemin vers l’Unité,  Face à nous, quand la porte s’ouvre, Les rayons de lumière éblouissant la blancheur du lit,   Maman, regarde attentivement si je dors bien.  À moi maintenant, bonne nuit. La porte s’ouvre alors entièrement, juste assez pour que je puisse passer.   Dans cette marée d’aiguilles, Pointant les heures de ma vie, les minutes restantes, Laissez-moi juste dire au revoir, un instant,  À ces gens que j’ai aimés.  Pouvoir seulement leur parler, avec des mots sensés,  Avant de reprendre la route et remonter le sablier.   Vers l’enfance de mon Devenir. Et que leur alliance soit sagesse, étonnements et rires.   Car c’est là que je suis appelé,  À la maison. Enfin.   “Et moi ?... Comment je m’appelle ?” “Ah oui… C'est un joli prénom, C’est ma mère qui me l’a donné”.       David Bocian Carrer d En Mònec, 17, Barcelone, Espagne Les ateliers Bocian
Le temps et sa ligne droite tracée par l’homme.
Les peurs des inconnus, 
Notre devoir envers les êtres aimés, notre devoir en vers nous-mêmes. 
À l’heure précise où l’espace n’est plus qu’un miroir en constante rotation, 
De nos aspirations, de nos regrets, de notre enfance encerclée, 
Au fond de sablier, 
Allongés, en suspens, 
Les grains de sables varient selon l’inclinaison du plancher.
“C’est bien mon appartement, Anne ?” “On est bien chez moi ici ?”
 
Comment se définir homme quand les étoiles ne sont plus repères
Au travers des chemins journaliers, 
Juste des reflets de nos aspirations passées, de nos démons oubliés, de nos envies inachevées. On dit que lorsqu’on les regarde, étincelantes, on regarde le passé.
Des visages dansant au gré des souvenirs, 
Nous soufflant des mots, à la fois proches et étrangers.

Debout, nus, face à notre incapacité d’aimer pleinement. 
Vibrant au rythme des pensées, des humeurs, des maudits mots dits. 
 
“Qui es-tu ?” “Ah oui… Et moi… ?”

“Il y a quelque chose qui ne s’emboîte pas, cela ne s’emboîte pas..."
 
La division du temps reflète remarquablement notre dualité.
 
Quel vertige quand nous rebroussons chemin vers l’Unité, 
Face à nous, quand la porte s’ouvre,
Les rayons de lumière éblouissant la blancheur du lit,
 
Maman, regarde attentivement si je dors bien. 
À moi maintenant, bonne nuit.
La porte s’ouvre alors entièrement, juste assez pour que je puisse passer.
 
Dans cette marée d’aiguilles,
Pointant les heures de ma vie, les minutes restantes,
Laissez-moi juste dire au revoir, un instant, 
À ces gens que j’ai aimés. 

Pouvoir seulement leur parler, avec des mots sensés, 
Avant de reprendre la route et remonter le sablier.
 
Vers l’enfance de mon Devenir.
Et que leur alliance soit sagesse, étonnements et rires.
 
Car c’est là que je suis appelé, 
À la maison. Enfin.
 
“Et moi ?... Comment je m’appelle ?”
“Ah oui… C'est un joli prénom,
C’est ma mère qui me l’a donné”.
 
 
 
David Bocian
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