Les Grandes Conférences liégeoises
Saison 2021-2022
Les Grandes Conférences liégeoises Book
Les Grandes Conférences Liégeoises, organisées conjointement par la Ville et l’Université de Liège, proposent d'octobre à avril un cycle de sept conférences de prestige.

Depuis 2005, chaque conférence accueille de 1 000 à 1 750 personnes autour de personnalités telles que Aurélien Barrau, Guy Verhofstadt, Emmanuel de Merode, Christophe André, Mathieu Ricard, Pascal Bruckner, Élisa Brune, Aldo Naouri, Mony Elkaïm, Éva Joly, Frédéric Saldmann, Antoine Sfeir, Frédéric Mitterrand, David Van Reybrouck, Jacques Vergès, Axel Khan, Hubert Reeves, Stéphane Bern, Nancy Huston, Éric-Emmanuel Schmitt, Philippe Labro, Céline Alvarez, Etienne Klein, Thomas d’Ansembourg, Éric Dupond-Moretti, Frédéric Lenoir, Aymeric Caron...​​​​​​​

Les ventes débutent le 9 septembre à minuit. Inscrivez-vous à notre newsletter pour être tenu au courant : http://gclg.be/index.php/newsletter/

CONFERENCE SUSPENDUE. De la gestion de la pandémie aux espoirs du monde d'après. Regard d'économiste. Etienne de Callataÿ.​​​​​​​

L'Université de Liège, par la voie de son recteur, a décidé d'interdire toutes conférences qui ne sont pas dispensées dans le cadre d'un cours.
Par conséquent, la conférence donnée par Etienne de Callataÿ, jeudi 13 janvier 2022, est suspendue. Une date ultérieure sera programmée.
Les demandes de remboursement seront effectives à la fin de la saison, en avril 2022.
Merci de votre compréhension. 

En raison de la rénovation du Palais des Congrès suite aux inondations, toutes nos conférences auront lieu à l'Institut de Zoologie, Quai Van Beneden, 4020 Liège. Nous attirons votre attention sur le fait que la capacité de la salle sera réduite à 500 places.

Suivant l'obligation gouvernementale, un Covid Safe Ticket valide vous sera demandé en plus de votre place ou abonnement. Celui-ci s’obtient grâce à un test PCR, une vaccination complète ou un certificat de guérison du Covid-19. Vous trouverez les informations pour obtenir ce pass sur le site www.covidsafe.be

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Organizer
Les grandes conférences liégeoises
94 en Féronstrée, 4000 Liège, Belgique

Informations pratiques

Les Grandes Conférences Liégeoises asbl
En Féronstrée, 94, 4000 Liège (siège social)
www.gclg.beinfo@gclg.be

En raison de la rénovation du Palais des Congrès suite aux inondations, toutes les conférences de cette saison auront lieu à l'Institut de Zoologie, Quai Van Beneden, 4020 Liège. 

Jeudi 7 octobre 2021 à 20 h 15


Marie de HENNEZEL

Psychologue clinicienne, écrivaine

L'adieu interdit


Elle est connue pour son engagement à l'amélioration des conditions de la fin de vie et pour ses ouvrages sur cette question. Depuis une dizaine d'années, elle contribue au changement de l'image dans notre société du vieillir et du grand âge.

Dans cette conférence, Marie de Hennezel nous rappellera la nécessité de méditer sur le sens de l’existence, « Et sur une vie où le devoir d’accompagnement de ceux qui vont mourir impose naturellement la présence et les mots d’adieu ». Les seniors sont au cœur de la crise que nous connaissons du Covid-19 : 71% des décès directement issus du virus Covid-19 sont des personnes âgées de 75 ans et plus. Les protéger est un objectif politique majeur. Mais si, voulant les protéger, nous les asphyxiions ?

Marie de Hennezel, dans une dénonciation forte dans Le Monde du 4 mai 2020 : « Je remets en cause la folie hygiéniste qui, sous prétexte de protéger les personnes âgées arrivées dans la dernière trajectoire de leur vie, impose des situations proprement inhumaines. »

L’Adieu interdit développe cette dénonciation de la politique de confinement strict des âgés à l’heure du covid-19, leur interdisant embrassades avec leur enfants ou petits-enfants, mots d’adieu, présence de proches. L’accroissement du déni de mort de notre société, la remise en cause des acquis sur la dignité du mourir, la négation du besoin d’accompagnement du mourant dans ses derniers moments, sont les conséquences de cette politique.

​​​​​Psychologue et écrivaine, Marie de Hennezel est engagée dans les problématiques de fin de vie. Elle s’est impliquée de 1987 à 1996 au sein de la première unité de soins palliatifs et a participé activement à l’avènement
de ces soins. En 2002, elle rend un rapport sur la fin de vie en France qui
inspira la loi du 22 avril 2005 dite « Loi Leonetti » relative aux droits des
malades et à la fin de vie.

Jeudi 2 décembre 2021 à 20 h 15


Abdennour BIDAR

Philosophe, écrivain

Comment recréer du lien ?


Comment créer un univers commun de sens et de valeurs ? 

Comment « réparer ensemble le tissu déchiré du monde ». Sans désespérer malgré toutes les mauvaises nouvelles. En se nourrissant des bonnes nouvelles, il y en a beaucoup plus qu’on ne croit. Et puis de toute façon, comme le conseille un adage à peu près universel : « Agir sans attendre le résultat ». Agir avec confiance, détermination, avec d’autres, là où on est, à sa mesure et à son échelle. Discerner l’action qui nous inspire le plus, l’engagement qui nous met en force et en joie – signe de l’appel de notre être profond. Avec la conviction puis l’expérience que circule dans le triple lien retrouvé à soi, aux autres, à la nature, une énergie vitale et une puissance d’agir qui finiront invinciblement par l’emporter sur tout ce qui dissout et divise.

À cette fin, ne nous laissons pas distraire ni disperser, rapprochons-nous, faisons fusionner toutes les initiatives en ce sens, appliquons nous patiemment, énergiquement, à recréer et inventer partout où nous le pouvons, même à l’échelle la plus modeste, des écosystèmes de liens nourriciers, des Arches de Noé du sens et du commun, des lieux où nous pouvons réapprendre à vivre ensemble selon l’art de la connaissance de soi, du partage avec autrui, de la symbiose avec la nature. Ces trois liens inséparables nous transmettent une énergie sans pareille, une vitalité et une vie qui dépassent infiniment les limites de cette existence, et qui peuvent la ré-enchanter de manière encore insoupçonnée. Confiance, ténacité, collectif, on va y arriver.

Abdennour Bidar est philosophe, spécialiste des mutations de la vie spirituelle dans le monde contemporain. Il se décrit lui-même comme un méditant engagé, et dans ses derniers livres, il plaide pour un travail philosophique, spirituel et politique pour retisser ce qu’il appelle le "tissu déchiré du monde", en (re)nouant des liens à la nature, aux autres et à soi-même.​​​​​​​

Source : http://abdennourbidar.fr

Jeudi 13 janvier 2022 à 20 h 15


> CONFERENCE SUSPENDUE <


Etienne de Callataÿ

Co-fondateur d’Orcadia Asset Management, 
​​​​​​​chargé de cours invité, UCL et Université de Namur.

De la gestion de la pandémie aux espoirs du monde d'après. Regard d'économiste

Si elle a d'abord été une urgence sanitaire, la pandémie du Covid-19 est aussi à considérer sous l'angle socio-économique. Au-delà de l'examen de ses effets immédiats et de l'évaluation de smesures prises pour y faire face, il faut s'intéresser à ses effets potentiels à moyen terme. 

Le tour d’horizon se doit d’être large. Il sera question de la mutation du paysage économique, de l’évolution dans l’organisation des entreprises, du creusement des inégalités, de la soutenabilité des finances publiques, de la capacité d’agir des banques centrales, des progrès dans l’intégration européenne, de l’incidence sur la mondialisation de l’économie et de l’accélération de la transition environnementale.

Etienne de Callataÿ est cofondateur d’Orcadia Asset Management, une société de gestion patrimoniale spécialisée en investissement responsable. Il en est le président du CA et l’économiste. Il est également chargé de cours invité à l’UCL et à l’Université de Namur et administrateur de l’entreprise sociale Les Petits Riens. Il a travaillé à la Banque nationale de Belgique, au Fonds Monétaire International, dans des cabinets ministériels et à la Banque Degroof avant de cofonder Orcadia AM en 2016.

Mercredi 9 février 2022 à 20 h 15


Bart VAN LOO

Écrivain

Les Téméraires

L’histoire des ducs de Bourgogne est une véritable aventure militaire, politique et artistique, qui relève autant du conte de fées que d’un Game of Thrones. La raconter est un joli défi dont Bart Van Loo s’est emparé et qui nous entraîne sur les routes médiévales, de la Scandinavie des Burgondes à Dijon, en passant par Bruxelles, Gand, Bruges et Lille. D’une plume enjouée et érudite, Bart Van Loo fait revivre avec passion ces grands ducs téméraires et ambitieux, dont la puissance et la splendeur firent l’admiration et l’envie de toute l’Europe et surtout de Paris. À leur apogée, les ducs voyageaient de Mâcon à Amsterdam sans passer une seule frontière. Ils unifièrent d’immenses territoires, dont la partie septentrionale devint le berceau de la Belgique et des Pays-Bas. De cette époque glorieuse, il reste désormais les témoignages d’artistes de génie tels Claus Sluter, Rogier Van der Weyden ou encore Jan Van Eyck, dont les œuvres ont laissé à jamais l’empreinte de cette prestigieuse famille sur le patrimoine français.

Bart Van Loo se partage entre la Flandre et la Bourgogne, comme les ducs de cette région au Moyen Âge. Après des études de philologie romane, il s’est passionné pour l’histoire et la culture de la France, y consacrant plusieurs ouvrages non encore traduits en français. Les Téméraires, déjà paru dans plusieurs pays européens, s’est vendu à plus de 250 000 exemplaires.

Il a conquis un large public grâce à des livres et des spectacles qui allient art du récit, érudition et humour, où il invite à considérer la littérature et l’histoire d’un point de vue nouveau, tissant des liens inédits. Une trilogie sur la culture française (littérature, gastronomie et érotisme), une histoire chantée de France et un best-seller sur Napoléon et la Révolution ont précédé Les Téméraires. Quand la Bourgogne défiait l’Europe.

Jeudi 10 mars 2022 à 20 h 15


Philippe DESCOLA

Anthropologue. Professeur au Collège de France

Les formes du visible

La figuration n’est pas tout entière livrée à la fantaisie expressive de ceux qui font des images. On ne figure que ce que l’on perçoit ou imagine, et l’on n’imagine et ne perçoit que ce que l’habitude nous a enseigné à discerner. Le chemin visuel que nous traçons spontanément dans les plis du monde dépend de notre appartenance à l’une des quatre régions de l’archipel ontologique : animisme, naturalisme, totémisme ou analogisme. Chacune de ces régions correspond à une façon de concevoir l’ossature et le mobilier du monde, d’en percevoir les continuités et les discontinuités, notamment les diverses lignes de partage entre humains et non-humains.

Masque yup’ik d’Alaska, peinture sur écorce aborigène, paysage miniature de la dynastie des Song, tableau d’intérieur hollandais du XVIIe siècle : par ce qu’elle montre ou omet de montrer, une image révèle un schème figuratif particulier, repérable par les moyens formels dont elle use, et par le dispositif grâce auquel elle pourra libérer sa puissance d’agir. Elle nous permet d’accéder, parfois mieux que par des mots, à ce qui distingue les manières contrastées de vivre la condition humaine. En comparant avec rigueur des images d’une étourdissante diversité, Philippe Descola pose magistralement les bases théoriques d’une anthropologie de la figuration.

Médaille d’or du CNRS, professeur émérite au Collège de France, Philippe Descola développe une anthropologie comparative des rapports entre humains et non-humains qui a révolutionné à la fois le paysage des sciences humaines et la réflexion sur les enjeux écologiques de notre temps.

Jeudi 4 novembre 2021 à 20 h 15


Francis Hallé

Botaniste, biologiste et dendrologue

Peut-on parler d'intelligence chez les plantes ?


C'est une question récente, qui aurait déclenché des rires sceptiques avant 1980 et qui est actuellement à l'étude par des chercheurs du monde entier.

Depuis 1990, nous savons que les arbres communiquent entre eux. Plus récemment des sensibilités inattendues ont été constatées chez les plantes, et chez les arbres en particulier : vision, audition, goût, olfaction, sens de la famille, mémoire, capacité d'anticipation, sensibilité aux marées, sensibilité à l'arrivée d'un séisme, etc.

Comment font-elles pour avoir autant de sensibilités et de fonctions avec seulement trois organes (tiges, racines, feuilles) ?

L'immobilité, considérée comme un handicap depuis Aristote, mérite d'être interprétée de façon plus positive ; et leur structure décentralisée confère aux plantes une résilience bien supérieure à celle des animaux mobiles. Est-ce de l'intelligence ? Sont-elles aussi intelligentes que l'être humain ? Ne seraient elles pas plus intelligentes que nous ? Une discussion s'impose.

Il connait l'ivresse des cimes. Pas celles des hauts sommets, plutôt celle du sommet des arbres d'où l'on peut observer et décrire la biodiversité dans toute sa richesse, sa complexité et peut-être aussi un peu sa paix. Ardent défenseur du monde végétal, explorateur, biologiste et botaniste aux méthodes novatrices, Francis Hallé garde pour la lenteur de la description et du dessin minutieux un goût profond. Comme s'il s'agissait en faisant de la science de rendre hommage au temps... Et c'est avec cette conviction enracinée qu'il défend aujourd'hui les forêts menacées un peu partout à la surface du globe, à commencer par les forêts primaires dont il veut repeupler nos latitudes.

Élément objet média

Jeudi 21 avril 2022 à 20 h 15


Vincent LABORDERIE

Politologue, maître de conférences UCL 

La gestion de la crise Covid : un tournant (géo)politique et sociétal ?

La crise de la Covid-19 est présentée, à tort, comme une crise sanitaire. Ce serait le cas si les moyens mis en œuvre pour lutter contre l’épidémie n’avaient pas eu des impacts dans tous les domaines de la vie, qu’ils soient économiques, sociaux, politiques ou psychologiques. Deux ans après le début de cette crise, Vincent Laborderie, politologue à l’Université Catholique de Louvain, traitera de sa dimension spécifiquement politique. D’abord en montrant que, loin d’être prédéterminée par les caractéristiques de la Covid-19, la réponse à l’irruption de cette maladie nouvelle résulte d’une interaction complexe entre médias, scientifiques et pouvoir politique. Surtout, cette crise aura des conséquences profondes sur les sociétés européennes. Notamment parce que les mesures de confinement représentent une redéfinition fondamentale de la relation entre les citoyens et un État qui a franchi, presque sans résistance, toutes les limites de l’interventionnisme. Enfin, les conséquences sont aussi géopolitiques avec une Chine qui, bien qu’à l’origine de la pandémie, en ressort largement renforcée, alors que l’Europe a exposé ses divisions et sa faiblesse.​​​​​​​

Vincent Laborderie est docteur en sciences politiques et chargé de cours à l’Université Catholique de Louvain. Ses domaines de recherche concernent les nationalismes régionaux ainsi que le fédéralisme et la politique belge. Depuis mars 2020, il développe une approche critique de la gestion de la crise Covid, basée notamment sur une comparaison des politiques menées dans différents États européens. Il est fréquemment l’auteur de chroniques dans la presse écrite belge francophone.

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