C’est dans le cadre de la prison Saint Lazare, lieu à la fois spectaculaire et chargé d’histoire(s) que Pascaline Herveet construit ce nouveau huit clos. Jusqu’en 1927 y furent enfermées celles que l’on désigne alors comme les « infamies de la Capitale ». Quels échanges passionnés auraient pu avoir ces femmes anarchistes, danseuses de cabaret, prostituées ou voleuses ? Tandis que certaines vendaient leur corps ou collaboraient avec les barons du capitalisme, d’autres combattaient l’exploitation et rêvaient d’un monde plus juste. Dans un collage audacieux, Pascaline Herveet mêle narration, chansons, poésie et parole militante. Avec un humour débridé, «
La Maison Noire » tisse des passerelles entre les époques et nous plonge dans l’univers vibrant du cabaret – espace de lutte et de joie.