Trois opéras dits « de poche », en raison de leur petit, voire très petit format (9, 20 et 50 minutes), dans leur version chant/piano, vous mènent chacun dans des épisodes de vie de la middle class américaine du milieu du XXe siècle.
A hand of bridge, op 35 (1959) Musique de Samuel Barber (1910-1981), livret de Gian Carlo Menotti :
Dans cet opéra en un acte, probablement le plus court du répertoire lyrique (9 minutes), David, Géraldine, Bill, Sally, deux couples (mal) mariés se réunissent chaque semaine pour une partie de bridge. Derrière l’apparente légèreté du moment, chaque protagoniste cache d’intimes pensées que Barber met en relief en donnant à chacune et chacun un monologue qui devient un leitmotiv, le tout brillamment enlevé dans une écriture clairement influencée par le Jazz.
Le téléphone, ou l’amour à trois (1947) Musique et livret de Gian Carlo Menotti (1911-2007) :
Ben parviendra-t-il à demander sa main à Lucy ? Encore faudrait-il que cette main lâche le téléphone qui sournoisement s’infiltre entre les deux fiancés. Il offre une savoureuse satire du couple américain moderne à l’aube des années cinquante, mais s’avère particulièrement visionnaire de la part du compositeur librettiste.
The old maid and the thief (1939) Musique et livret de Gian Carlo Menotti :
Cet opéra est au départ une oeuvre radiophonique. Cet opéra en un acte (14 scènes) nous offre un suspense et un humour assez hitchcockiens, dans une ambiance qui n’est pas sans faire penser à Arsenic et vieilles dentelles. Dans l’univers monotone et bien rangé de l’honorable Miss Todd et de sa servante Laetitia, arrive… un homme, un vagabond, alors que l’indiscrète et bavarde voisine, Miss Pinkerton vient annoncer l’évasion d’un dangereux bandit de la prison de Timberville. Bob, le vagabond, serait-il ce voleur ?
Distribution : Atelier d’Art lyrique
Coordination : Nadia Jauneau Cury
Accompagnatrices : Élisa Bellanger et Coarlie Karpus