QUATUOR EN RÉSIDENCE
Distribution :
Mathilde Potier, violon
Pierre Liscia-Beaurenaut, violon
Jean-Baptiste Souchon-Graziani, alto
Madeleine Douçot, violoncelle
Programme :
Dialogue danse et quatuor à cordes
Béla Bartók, Quatuor à cordes n° 3
Henri Dutilleux, Ainsi la nuit
Sofia Goubaïdoulina, Quatuor à cordes n° 3
Des rythmes endiablés de Bartók aux nappes sonores de Goubaïdoulina en passant par l’onirisme de Dutilleux, les Métamorphoses virevoltent à la manière d’un quatuor ayant gagné sa liberté! Le jeune ensemble, finaliste du concours Vibre! 2025 et cette année en résidence à Bordeaux, impressionne par sa « richesse dramatique » (Pierre Gervasoni) et son jeu « passionné et engagé » (Remy Franck). Maîtrisant le répertoire classique et contemporain, ils n’hésitent pas à croiser les disciplines artistiques et à imaginer des projets innovants comme Du coq à l’alouette, spectacle « tout-terrain » autour de Haydn, Debussy et Aftab Darvishi. Pour ce concert à l’Agora du Haut Carré de Talence, les Métamorphoses invitent la danse à rejoindre la musique, ponctuant les trois oeuvres du programme. Bartók ouvrira le bal avec son troisième quatuor, le plus court des six, à la polyphonie resserrée, la forme complètement nouvelle et l’incroyable inventivité rythmique. Les sonorités énigmatiques de l’unique quatuor de Dutilleux, en équilibre entre harmonie et timbre, dessineront un monde nocturne, incantatoire et cosmologique. La compositrice russe Sofia Goubaïdoulina conclura le programme avec son troisième quatuor, écrit en 1987, où le senz’arco est roi. Les pluies de pizzicati, d’abord délicats puis de plus en plus fiévreux, finissent par donner le vertige, mêlant musique et danse en un même souffle.
©Pierre Liscia-Beaurenaut