Au travers de ce projet, le théâtre nous permet d’aborder et développer les contenus / messages suivants :
-le partage de parcours de vie et de parcours d’exil, à la fois de personnes immigrantes et de personnes qui présentent une déficience intellectuelle.
- la mise en évidence du parallèle de deux trajets d’exil et le caractère similaire des discriminations vécues par les deux groupes.
- un témoignages du réel de parcours chaotiques et le sentiment d’une même errance que ce soit chez les personnes qui quittent leur famille, leur terre de naissance, pays et culture ; et chez celles qui présentent une déficience intellectuelle et sont ballotées dans notre société et son fonctionnement vis-à-vis de la norme. Nous souhaitons faire une mise en lumière d’une vulnérabilité commune.
-un paradoxe identique chez les immigrant.es et les personnes qui présentent une déficience intellectuelle : un empêchement d’être dans le moule et à la fois une exigence d’y rentrer !
- la condition de la femme et la double peine pour celles qui migrent et celles qui sont mères et présentent une déficience intellectuelle.
- l’enfermement : le centre fermé pour les personnes immigrantes et l’institution pour les personnes qui présentent une déficience intellectuelle. Toutes sont reléguées dans des espaces clos et privées d’autonomie et d’auto-représentation. De sujets, elles sont transformées en objets, pour justifier le travail des intervenant.es et un secteur économique.
- la dépendance à un système d’assistance et de contrôle et l’absence totale d’alternative.
- le travail sur les clichés et les étiquettes, en allusion à notre campagne de sensibilisation : « Les étiquettes c’est pour les pots de confiture », afin de les désamorcer.
- le phénomène des migrations comme étant inhérent et naturel à notre condition humaine et au développement de celle-ci, depuis la nuit des temps et à l’image de la migration des oiseaux.
- la nécessité d’une terre d’accueil qui apporte un sentiment de sécurité, seul à même de permettre aux individus de se développer.
- l’urgence de se rassembler autour de luttes communes et de combattre les clivages.
- la paix « comme seul combat qui mérite d’être mené », comme le disait Albert Camus.