On peut passer toute une vie à apprendre des choses sans jamais vraiment apprendre qui on est.
On nous apprend à travailler.
On nous apprend à obtenir des diplômes.
On paie des cours d’anglais, du soutien scolaire, du sport, de la musique.
On nous apprend à nous préparer au monde.
Mais combien de temps avons-nous passé à comprendre notre propre histoire ?
_
Beaucoup de personnes noires connaissent ces petites phrases.
« Tu viens d’où, vraiment ? »
Même lorsque vous êtes né ici. Même lorsque votre père est né ici. Même lorsque votre famille vit en France depuis plusieurs générations.
« Toi, tu lis ? »
« Tu parles super bien. »
« C’est étonnant que tu fasses ce métier. »
Parfois, ce n’est même pas dit méchamment.
Et c’est peut-être justement pour cela qu’on finit par ne plus les remarquer.
Pourtant, toutes ces petites choses racontent quelque chose : ce que les autres imaginent possible pour vous.
Et parfois, sans même nous en rendre compte, elles finissent aussi par influencer ce que nous-mêmes nous imaginons possible.
_
Il y a les métiers dans lesquels on ne se projette jamais.
Les endroits où l’on ne s’imagine pas vivre.
Les entreprises que l’on ne pense jamais pouvoir créer.
Certaines ambitions que l’on réduit avant même d’avoir essayé.
Pas forcément parce que quelqu’un nous a interdit d’y aller.
Parfois simplement parce qu’on n’a jamais vu quelqu’un qui nous ressemble y être.
Il faut parfois voir la villa pour commencer à s’imaginer dedans.
Tant qu’elle n’existe que dans la vie des autres, elle paraît appartenir à un autre monde.
Puis un jour, vous entrez dedans.
Et vous comprenez quelque chose de très simple :
ce monde existait aussi pour vous.
L’histoire fonctionne parfois de la même manière.
_
Quand on parle de l’histoire des personnes noires, beaucoup d’entre nous ont grandi avec les mêmes images :
esclavage, colonisation, discrimination, domination.
Ces histoires sont réelles.
Elles doivent être racontées.
Mais notre histoire ne commence pas là.
Et lorsqu’on rencontre presque toujours les personnes qui nous ressemblent au moment où elles deviennent esclaves, colonisées ou dominées, il manque forcément des pièces à notre carte.
Pas parce qu’on nous a nécessairement menti.
Parce qu’on ne nous a pas tout montré.
_
Que se passe-t-il lorsque l’on découvre une histoire beaucoup plus longue ?
Lorsque l’on découvre des souverains, des penseurs, des militaires, des résistants, des navigateurs, des commerçants, des savants ?
Lorsque l’on découvre des présences africaines et noires dans des espaces où l’on ne nous avait jamais appris à les imaginer ?
En Afrique bien sûr.
Mais aussi dans le monde méditerranéen, en Europe, en Asie et dans des réseaux de circulation qui existaient bien avant la période coloniale moderne.
On ne change pas le passé.
On agrandit simplement la taille de l’histoire avec laquelle on se construit.
_
C’est pour cela que j’ai créé :
SOUVERAINETÉ INTELLECTUELLE
Connaître son histoire pour penser plus grand.
Un Atelier MAYELE de 4 heures, en petit groupe, pensé pour prendre le temps que les vidéos de quelques minutes ne permettent jamais de prendre.
Pendant ces quatre heures, nous allons traverser plusieurs périodes et plusieurs espaces :
- les origines de l’humanité et l’histoire de la pigmentation
- l’Afrique ancienne et la vallée du Nil
- l’Égypte et ses systèmes de pensée
- le monde grec et méditerranéen
- les présences noires en Europe
- l’Afrique, l’Asie et la Tartarie
- les circulations, résistances et rapports de pouvoir
- la rupture atlantique et la traite négrière
- les guerres mondiales et certains personnages largement absents de notre mémoire collective
- la manière dont les récits, les images et les représentations participent encore aujourd’hui à notre perception du monde
Mais surtout, je ne vais pas vous demander de me croire.
_
Nous allons regarder les documents.
Nous allons ouvrir les livres.
Nous allons lire ce que les auteurs ont réellement écrit.
Nous allons confronter les sources.
Parce qu’une citation vue sur Internet n’est pas une preuve.
Parce qu’un auteur qui affirme quelque chose n’a pas forcément démontré cette chose.
Et parce que retrouver notre histoire n’a aucun intérêt si c’est simplement pour remplacer une croyance par une autre.
La méthode MAYELE consiste justement à distinguer :
- ce qui est documenté
- ce qui est solidement étayé
- ce qui est débattu
- ce qui reste à démontrer
La souveraineté intellectuelle, ce n’est pas apprendre quoi penser.
C’est devenir capable de comprendre pourquoi on pense ce que l’on pense, où une information a été trouvée et jusqu’où les preuves permettent réellement d’aller.
_
Cet atelier est aussi destiné aux personnes qui se disent :
« Pourquoi est-ce que je découvre ça seulement maintenant ? »
À celles qui ont toujours voulu approfondir leur histoire mais ne savaient pas par où commencer.
À celles qui veulent pouvoir transmettre autre chose à leurs enfants que quelques noms et quelques dates.
Aux parents qui veulent donner à leurs enfants davantage de références.
Aux jeunes qui veulent comprendre leur histoire avant que le monde leur explique à leur place qui ils sont censés être.
Aux adultes qui veulent enfin prendre le temps de reconstruire une chronologie plus large que celle qu’ils ont reçue.
Et simplement à toute personne qui refuse de passer encore vingt ans avec une histoire dont elle ne connaît qu’une fraction.
_
Vous repartirez avec :
- 4 heures d’atelier immersif
- des documents historiques, archives et fac-similés
- des exercices et des temps d’échange
- la méthode MAYELE pour apprendre à remonter une information jusqu’à sa source
- un dossier documentaire de près de 100 pages pour continuer vos recherches après l’atelier
- une collation salée et sucrée ainsi que des boissons, sans supplément
L’atelier est volontairement limité à 15 participants.
Je veux que chacun puisse poser ses questions, prendre le temps de regarder les documents, participer et réellement vivre l’expérience.
_
Je ne vais pas vous promettre qu’en quatre heures votre vie va changer.
Ce serait facile à écrire. Et ce serait faux.
Mais je peux vous dire ce que je veux provoquer :
que vous ne repartiez pas avec la même carte de votre histoire que celle avec laquelle vous êtes arrivé.
Parce qu’avant de penser plus grand pour sa vie, son travail, ses projets, son entreprise ou ses enfants, il faut parfois commencer par découvrir une chose :
notre histoire était déjà beaucoup plus grande que ce qu’on nous avait appris à imaginer.
_
ATELIER MAYELE 01
SOUVERAINETÉ INTELLECTUELLE
Connaître son histoire pour penser plus grand.
Dimanche 1er novembre 2026
14h – 18h
Paris 15e
15 participants maximum
Tarif fondateur : 119 €
Ce tarif est réservé à la toute première édition de l’Atelier MAYELE et ne sera pas reconduit lors des prochaines sessions.