L’Allemagne, au fond, c’est une drôle d’idée. Au temps de Bach, elle n’existe pas encore : des principautés, des duchés, des villes libres, et partout des orgues, des clavecins, des musiciens. On compose à Lübeck, à Nuremberg, à Leipzig, à Vienne (oui, Vienne aussi, on ne va pas chipoter pour une frontière qui n’existait pas).
Ce concert remonte le fil. Avant Bach, il y a des maîtres que l’histoire a un peu laissés dans l’ombre, et que Bach lui-même admirait au point de traverser le pays à pied pour les entendre. Puis Bach, évidemment. Un sommet, pas un commencement.
Et après ? Tout bascule vers Vienne. Mozart, Beethoven... mais aussi Marianna Martinez et Maria Theresia von Paradis, deux compositrices que leurs contemporains applaudissaient et que nous avons simplement oubliées. Il est temps de réparer ça.
Un piano, quelques siècles, un voyage. Première étape d’une trilogie : la suite aux prochains concerts.