À l’origine, il y a un roman écrit à la première personne. C’est un « je » qui sent le vécu comme dans les autofictions. De son enfance abîmée par les maltraitances à l’aube de sa trentaine, la narratrice raconte son combat intérieur. Les mots pour dire ce qu’elle ressent n’existent pas, alors elle en fabrique. Son monologue est pétri de mots inventés, de poésie et même de mathématiques, son refuge salvateur. L’oralité qui surgit de ce mélange libère une parole pleine de vie, d’humour corrosif et d’auto-dérision.
Projeté en fond de scène, marquant les années qui passent, un monde graphique traduit l’épopée intérieure et illustre les rêves de cette héroïne pleine de résilience.
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À partir de 14 ans
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Texte d’après Léna Ghar
Mise en scène et interprétation Émilie Faucheux
Assistanat à la mise en scène Karine Jurquet
Son David Néaud et Paul Bertrand
Lumière et vidéo Guillaume Junot
Dessins Chloé Fourcault
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Donner corps à une langue littéraire, c’est depuis sa création en 2002 l’une des spécialités de la compagnie dijonnaise qui a déjà adapté pour la scène les romans Médée Kali de Laurent Gaudé et Croire aux fauves de Nastassja Martin.