Persister ou bifurquer ?
Le 4 juin, nous vous invitons à une conférence-atelier avec Gauthier Chapelle autour d’une question devenue difficile à éviter : comment nous engager dans des pratiques régénératives avant d’y être contraints par les bouleversements en cours ?
À partir notamment de l’expérience du Petit Peuple Lié à Gesves (collectif autour d’une non-école dans les bois), cette rencontre proposera d’explorer ce que signifie semer les graines d’une autre culture dans un contexte d’incertitude radicale : cultiver l’entraide pour traverser les tempêtes, revisiter nos récits de transition, et accepter que certains modes de vie doivent parfois s’écrouler pour laisser en émerger d’autres.
Entre conférence et temps de co-création, nous ouvrirons un espace pour prendre au sérieux une intuition parfois dérangeante : et si les effondrements n’étaient pas seulement des menaces, mais aussi des invitations à arrêter de se raconter des histoires rassurantes et à apprendre à habiter autrement les bouleversements ?
Entre apocalypse et happy collapse, une exploration collective des tensions, paradoxes et possibilités d’un monde en transformation.
Gauthier Chapelle est papa, naturaliste, ingénieur agronome et docteur en biologie polaire, auteur, conférencier et chercheur in-Terre-dépendant en biomimétisme et collapsologie. Après 5 ans de sensibilisation aux changements climatiques à la Fondation Polaire Internationale, il a été un des pionniers du biomimétisme en Europe, notamment en co-fondant l’association Biomimicry-Europa (2006) et le bureau d’études Greenloop (2007). Depuis 2010, avec d’autres co-facilitatrices.teurs de l’association Terr’Eveille, il propose un travail de reliance avec le vivant par le biais d’ateliers de « Travail qui Relie ». Depuis 2015, il encourage un biomimétisme organisationnel et "low-tech", afin de se préparer aux ruptures de civilisation qu’il considère inévitables, aux côtés de ses amis et co-auteurs collapsologues Pablo Servigne (« L’entraide, l’autre loi de la jungle ») et Raphaël Stevens (« Une autre fin du monde est possible », avec Pablo Servigne).