Fondations, bien commun et modèles de gouvernance : perspectives croisées France-Danemark
Jeudi 29 octobre et vendredi 30 octobre en salle des Actes | 8h30 – 17h
Organisé par David Philippy et Pierre-Hernan Rojas pour le département « économie et gestion » de la FASSED, Victor Poux pour le département « droit » de la FASSED.
- Evénement en présentiel uniquement, gratuit sur inscription
- Institut Catholique de Paris – Salle des Actes
- 74 rue de Vaugirard, Paris 6e
- Renseignements : evenement@icp.fr
Au cœur des débats contemporains sur la gouvernance des entreprises, la justice sociale et la protection de l’environnement, la notion de Bien commun s’impose comme une référence essentielle. Elle permet de penser ce qui dépasse les intérêts particuliers et constitue un horizon collectif vers lequel doivent tendre aussi bien les institutions publiques que les acteurs privés.
Dans ce contexte, les fondations occupent une place croissante dans la gouvernance du Bien commun, en particulier lorsqu’elles interviennent comme propriétaires d’actifs économiques ou comme actionnaires d’entreprises. Elles constituent alors des institutions hybrides capables d’articuler logiques économiques, finalités philanthropiques et responsabilité sociétale.
Toutefois, les formes institutionnelles que prennent ces fondations varient fortement selon les traditions juridiques et culturelles. C’est précisément ce que met en lumière la comparaison entre la France et le Danemark, qui constitue l’axe central de ce colloque.
Le Danemark représente aujourd’hui l’un des modèles les plus aboutis de fondations actionnaires (enterprise foundations ou erhvervsdrivende fonde). Depuis plusieurs décennies, ces fondations contrôlent certaines des plus grandes entreprises du pays – telles que Novo Nordisk, Carlsberg, Velux ou Lego – tout en poursuivant des missions d’intérêt général. Ce modèle repose sur une combinaison originale entre stabilité du capital, gouvernance responsable et supervision publique structurée.
La France, en revanche, s’est longtemps inscrite dans une tradition où l’État demeure le principal garant de l’intérêt général. Les fondations y ont historiquement occupé une place plus limitée. La création du fonds de pérennité par la loi PACTE (2019), inspirée du modèle danois, marque néanmoins une évolution importante en introduisant la possibilité pour des structures philanthropiques de détenir durablement des participations de contrôle dans des entreprises.
Dans ce contexte, la comparaison entre les modèles français et danois apparaît particulièrement féconde. Elle permet d’interroger la manière dont les institutions juridiques, les cadres fiscaux, les cultures économiques et les traditions intellectuelles façonnent différentes conceptions de la gouvernance du bien commun.
Le colloque « Fondations, bien commun et modèles de gouvernance : perspectives croisées France–Danemark » propose ainsi d’explorer ces questions dans une perspective comparée et interdisciplinaire, en réunissant juristes, économistes, philosophes, théologiens et praticiens.