L’ensemble psyché torontois Hot Garbage fuse à même sa fonderie sonique unique des mélodies métalliques scintillantes, déterrées parmi les rythmes accidentés des régions du krautrock et du post-punk. Les alliages sont ensuite carbonisés en arrangements chromés, un processus qui provoque de fortes émanations néo-psychédéliques. Et bien que ces quatre isotopes du rock soient hautement volatiles, leur taux de radioactivité s’avère généralement optimal, qualité que la bande partage avec ses contemporains de WAND, L.A. Witch, ou encore, Kikagaku Moyo.
À travers les années, leur inimitable composite de fréquences fut enclos sur les EPs: COCO’S PARADISE (2019) et MAX BLONDA (2017); mais aussi sur les singles: Honey/Baby (2017) et Galleria (2017); puis sur leur plus récente parution Easy Believer (2020), créée aux côtés du réalisateur, nommé au Polaris ainsi qu’aux Junos, Graham Walsh de Holy Fuck. Les éléments retrouvés sur ces enregistrements ont aussi été exposés, voire à peine contenus, lors de festivals internationaux dont Levitation (Austin, TX), SXSW (Austin, TX), Sled Island (Calgary, AB), New Colossus (New-York, NY) et Pop Montréal, aux grands plaisirs des scolaires du rock, comme des mélomanes curieux.ses.
Plus récemment, Hot Garbage retournait du côté de Palace Sound et Baskitball 4 Life, des laboratoires torontois où la formation y a rejoint Graham Walsh dans le but d’encapsuler davantage de ce mélange hautement inflammable sur engin de vinyle en format long jeu. Le quartet en a profité pour voir à l’archivage digital des travaux accomplis dans le but de les partager avec le public sous forme de 33 minutes de journaux sonores. Les fanatiques de rock volcanique et de nuages en poussière de réverbération voudront bien entendu être exposé.e.s sensoriellement au contenu de RIDE, leur premier long jeu paru le 29 octobre dernier via Mothland (Believe/FAB).