Troisième album pour Rien faire, le groupe continue de creuser son sillon dans la nouvelle chanson francophone un peu cheloue qu’on arrive pas trop à mettre dans des cases.
Et toujours cette volonté de rester sur le fil. Une musique d’équilibriste, sophistiquée et naïve. Une musique de chemins détournés, ne cédant jamais à la complexité gratuite, cherchant à réconcilier expérimentations et musique pop.
Rythmiques rugueuses, refrains entêtants, bruits roses et caressants, danses à inventer, les Rien faire font feu de tout bois et leurs chansons se déploient tels de curieux univers miniatures et mouvementés.Et si le sentiment certain de la fin d’un monde, imminente, traverse les textes de ce nouvel album, on y trouve aussi toujours une forme de légèreté et d'humour. Un sourire malgré tout, une tentative d'éclairer le gouffre dans lequel nous plongeons.
En live, Rien faire s’attache à surprendre : on ne sait jamais à quoi va ressembler le prochain morceau, et c’est tant mieux. Les trois complices se rebondissent dessus et s’amusent de cette musique joueuse et précise.
Certaines personnes voudront savoir à quoi ça ressemble avant d’écouter. Pas facile de coller une étiquette à Rien faire mais si on veut jouer au jeu des ressemblances, on pourrait parler de Brian Eno, Devo et Ween et pourquoi pas Talking Heads, Philippe Katerine ou Broadcast... Mais est ce que ça vous aide vraiment ?