Avec Still Life, Angelin Preljocaj renouvelle son lien à la peinture et s’inspire du genre des Vanités. Une chorégraphie à la force cinétique et visuelle, peuplée de réminiscence.
Crânes, sabliers, globes, couronnes ou sabres peuplent cette pièce à l'esthétique léchée et picturale. Angelin Preljocaj puise son inspiration dans le genre des Vanités cultivé essentiellement au XVIIème siècle. Il mêle ces allégories de la mort à l’érotisme que l’on connaît de sa danse, plongeant le public dans un univers sombre et parfois proche de la transe. Au son des violons d'Alva Noto et Ryuichi Sakamoto, Still Life invite à une réflexion autour des symboles ancestraux que sont la guerre, la fragilité, la destruction, ou le triomphe de la mort. Six danseurs et danseuses enchaînent dans une dramaturgie circulaire, scènes de batailles au ralenti, duos amoureux et fougueuses chorégraphies chorales révélant une écriture chorégraphique incroyablement complexe.