Chers amis,
Si vous recevez ce message, c’est parce que nous connaissons votre attachement profond à la Birmanie. Certains d’entre vous y ont vécu comme volontaires, d’autres accompagnent depuis des années des enfants birmans à travers des soutiens ponctuels ou réguliers. Tous, vous connaissez ce pays, son peuple et son extraordinaire courage.
Aujourd’hui, nous avons besoin de vous.
Depuis bientôt six ans, la Birmanie s’enfonce dans une guerre civile dont les médias internationaux parlent trop peu : plus de 100 000 morts, 4 millions de déplacés.
Depuis le coup d’État de février 2021, Enfants du Mékong a considérablement renforcé son action. Nous parrainions alors environ 3 000 enfants. Aujourd’hui, nous accompagnons près de 3 500 jeunes, mais nous soutenons également plus de 30 000 enfants au travers d’écoles informelles, de foyers d’accueil, d’initiatives de soutien psychologique pour les enfants traumatisés par la guerre.
Tout cela est possible grâce à l’engagement exceptionnel de nos responsables locaux.
Mais après bientôt six années de guerre, nous sentons leur courage mis à rude épreuve. Les difficultés s’accumulent, la peur est omniprésente et l’avenir semble chaque jour plus incertain.
Je voudrais vous partager deux réalités qui illustrent ce qu’ils traversent.
La première est celle d’une religieuse birmane, sœur Benedetta. Cette femme courageuse, que nous connaissons depuis des années, avait ouvert en mai dernier un nouveau programme pour accompagner des jeunes dans l’État Kayah. En juin, elle a été arrêtée à un barrage militaire. Son crime présumé ? Avoir sur son téléphone des documents liés à des cours en ligne organisés par le gouvernement en exil. Elle est depuis emprisonnée, dans l’attente de son jugement.
La seconde est celle de toute une génération de jeunes Birmans. Depuis l’instauration du service militaire obligatoire en 2024, des milliers de jeunes vivent dans la terreur d’être enrôlés de force dans une guerre qu’ils n’ont pas choisie. Rafles, extorsions, départs précipités à l’étranger : les familles font tout pour protéger leurs enfants. Pour beaucoup, poursuivre leurs études est devenu un véritable acte de résistance face au désespoir.
Et pourtant, malgré tout, nos responsables continuent. Ils ouvrent des classes, accueillent des enfants déplacés, accompagnent les étudiants et tentent de préserver, coûte que coûte, un avenir pour cette jeunesse.
Nous ne pouvons pas les laisser seuls, mais nos réseaux s’amenuisent.
Aujourd’hui, les besoins sont immenses et très concrets :
Vous êtes environ 300 anciens volontaires et parrains particulièrement attachés à la Birmanie. Vous connaissez mieux que quiconque la valeur de notre action et la confiance que nous pouvons accorder à nos responsables locaux. Nous aimerions vous retrouver pour échanger sur la situation en Birmanie, vous présenter nos besoins les plus urgents et réfléchir ensemble à la manière dont nous pourrions mobiliser de nouveaux parrains et donateurs d’ici Noël.
Pour permettre au plus grand nombre de participer, nous vous proposons deux rencontres en visioconférence, au choix :
- Mercredi 25 novembre à 19h30 (inscription ici)
- Jeudi 10 décembre à 19h30 (inscription ici)
Ces rencontres seront l’occasion de vous donner des nouvelles du terrain, de répondre à vos questions et surtout d’imaginer ensemble comment faire connaître davantage la situation de la Birmanie autour de nous.
Il ne s’agit pas nécessairement de donner davantage vous-mêmes. Nous savons combien vous êtes déjà engagés.
Nous aimerions surtout que vous deveniez, à nos côtés, les ambassadeurs de cette jeunesse birmane.
Et si vous ne pouvez pas être présents, mais souhaitez en savoir davantage ou recevoir nos besoins précis en parrainage et en financement de projets, n’hésitez pas à m’écrire directement.
Nous ne vous écrivons pas simplement comme à des donateurs, mais comme à des amis de la Birmanie sur lesquels nous savons pouvoir compter.
Merci de tout cœur pour votre fidélité, votre confiance et votre engagement auprès de ce peuple qui nous est si cher.
Bien amicalement,
Guillaume Mariau
Directeur général adjoint
Enfants du Mékong